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Harmonie des spheres

L’harmonie des sphères est une théorie d’origine pythagoricienne fondée sur l’idée que chaque sphère de l’Univers produit son propre son dans son mouvement. Par analogie, les pythagoriciens associeront donc l’astronomie à la musique : la vitesse de rotation des planètes autour de la Terre correspond à la vibration de la corde d’un instrument, alors que la longueur de la corde correspond à l’orbite de chacune des planètes.
Au départ, Pythagore tentera simplement d’exprimer les rapports de distances entre les orbites en ton et demi-ton mais beaucoup plus tard, Nicomaque (env. 50 / 120) ira plus loin et assignera les notes de l’octave aux corps célestes. Plus les planètes évoluent rapidement (comme Mercure et Vénus), plus le son qu’elles produisent est considéré aigu et, inversement, plus elles tournent lentement (comme Jupiter), plus le son qu’elles émettent est grave.
Selon le principe d’harmonie, la musique céleste ne peut donc être que sublime mais quand on fera observer à Pythagore qu’elle a l’inconvénient d’être silencieuse, il répondra qu’il en est de l’harmonie des sphères à nos oreilles comme du bruit de l’enclume à l’oreille du forgeron: l’habitude nous empêche de l’entendre.